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Grand emprunt : le débat est ouvert

Après l’annonce du Président de la République la semaine dernière sur le lancement d’un grand emprunt, les questions pleuvent : quel montant ? à quel taux ? auprès du grand public ou des acteurs financiers ? On en viendrait presque à oublier l’essentiel : les projets à financer !


Depuis plusieurs mois, je plaide pour que nous préparions dès à  présent l ‘ après-crise. Même si je suis très préoccupé par l ‘ évolution de nos finances publiques, je crois que cet emprunt a un intérêt dans la mesure où il permet vraiment de donner un temps d ‘ avance à  la France dans des secteurs porteurs pour l ‘ avenir.

Il s ‘ agit de déterminer les priorités qui nous permettront de gagner des points de croissance supplémentaires dans les décennies à  venir.

Il ne faudrait pas que les questions légitimes sur les modalités techniques escamotent le coeur du débat. Avec mes amis députés, nous allons contribuer à  cette réflexion et impliquer au maximum les Français. J ‘ ai proposé que nous le fassions à  travers des réunions publiques dans le courant du mois de septembre, un peu comme nous l ‘ avons fait dans le cadre des Etats Généraux de la Dépense publique. (www.ladepensepublique.fr)

Vous pouvez déjà  me faire part de vos avis : quels sont les chantiers prioritaires à  financer avec l ‘ emprunt à  venir ?

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3 commentaires

Je pense au contraire que les modalités techniques sont extrêmement importantes. En effet, nous empruntons déjà  tous les jours. Alors pour que cet emprunt soit efficace, il devra tout d’abord coûter le moins cher possible. Voilà  la mission impossible qui attend M. Jupé et M. Rocard vu les coûts des précédents emprunts populaires. Sans ces modalités bien réfléchies, nous risquons de perdre d’un côté ce que nous nous efforçons à  gagner de l’autre.

Quant aux grands chantiers prioritaires, nous les connaissons tous (recherche, innovation, éducation…). Nous entendons parler de ces chantiers depuis des années mais rien de concret n’arrive, malgré les milliards déjà  empruntés.

7 juillet 2009 at 16 h 16 min

Je pensais trouver l’amorce du début d’une réponse, alors que je ne vois ici qu’une forme rhétorique qui entend donner la priorité à  … ce qui n’est précisément pas traité ici, à  savoir « un emprunt pour quoi ? »

Sinon,
il est primordial de savoir si cet emprunt va être soutenu par un effort national (payé par l’impôt) visant des acteurs financiers qu’il faudra attirer avec des incitations. Incitations qui seront en définitive payées par les Nombreux.

Dans un cas on augmentera de façon certaine la dette de la France de façon conséquente.
Dans l’autre …

11 juillet 2009 at 11 h 50 min

Monsieur le Président,

Merci pour votre excellent entretien avec Valeurs Actuelles sur les maîtrises des dérives de la dette publique !

Le ferroviaire est un cas pratique de l ‘ ordre de 8 à  10 fois le déficit 2009 sur les cycles de vies des projets qui constituent ces 154 milliards.

Vous cherchez de la croissance. Le ferroviaire répond à  tous vos souhaits si vous sortez de la monoculture « service public » pour exploiter les métiers que des français réussissent à  l ‘ international comme le plaide Jacques BARROT depuis 2005.

Pour introduire cette démonstration, l ‘ article (envoyé par mail) du 9 septembre 2009 dans « Ville Rail & Transports » compare les modèles d ‘ entreprise de la RATP et du métro de Hong Kong. Ces deux entreprises servent des marchés de même catégorie. Contre les idées reçues en France, vous verrez le succès pérenne d ‘ une entreprise privée qui produit deux fois plus de voyage par salarié que la RATP pour un prix 40 % moins cher, cotée en bourse et … sans subvention !

Je tiens à  votre disposition une présentation à  commenter, faite à  certains de vos collègues parlementaires. Elle montre comment :

1. par une saine mise en concurrence les coûts d ‘ investissement pourraient être ramenés au niveau de ce que font les français sur le marché mondial, soit une économie de 30 %. C ‘ est une économie et une réduction corrélative de la dette publique de quelques dizaines de milliards sur les 154 annoncés !

2. par une saine mobilisation de compétences privées telles qu ‘ identifiées par Jacques BARROT, vous pouvez :
a. financer ces investissements réduits sur fonds privés, tel que Taiwan a mis en service en 2007 un TGV japonais de 15 milliards € financé à  100% sur fonds privés,
b. assurer la pérennité de ces sociétés concessionnaires dans des synergies avec d ‘ autres activités économiques créatrices elles-mêmes d ‘ emplois en nombre probablement équivalent (voir Hong Kong),
c. servir les ¾ du potentiel français de marché que nos EPIC avouent avoir laissé en friche,
d. tenir ces friches que nos voisins ne manqueraient pas de s ‘ approprier dès l ‘ ouverture de l ‘ Europe ferroviaire en cette fin d ‘ année, comme ils ont déjà  commencé à  le faire.

Cette présentation démontre :
ï‚§ de la croissance des transports en commun tant passager que fret, dans un facteur 4,
ï‚§ des créations d ‘ emploi avec un facteur 2 par rapport à  la démarche monoculture « service public » de la Maîtrise d ‘ Ouvrage Publique,
ï‚§ des économies sur les cycles des vies (30 à  50 ans) de ces 154 milliards d ‘ investissement de l ‘ ordre de 3 à  5 fois le déficit de la France en 2009.

Je suis prêt à  venir immédiatement vous présenter ces 23 transparents ou à  toute personne concernée par un domaine où l ‘ argent du contribuable n ‘ est plus nécessaire.

Encore félicitation pour votre combat dans une attitude responsable contre la dette publique !

A votre disposition !

JXR

4 octobre 2009 at 9 h 27 min
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