Le Congrès vu de l’hémicycle
Quand le Président de la République est entré dans l’hémicycle du Congrès à Versailles, tous les parlementaires se sont mis debout. Avec mes collègues de la majorité, nous applaudissions. Chacun pouvait ressentir l’importance de cette première historique : au lieu de s’exprimer devant les médias ou de faire lire un message écrit, le Chef de l’Etat allait faire part de sa vision aux représentants de la Nation.
Loin de remettre en cause la séparation des pouvoirs, j ‘ ai senti combien cette pratique mettait le Parlement au centre de la vie politique française. D ‘ ailleurs, Nicolas Sarkozy n ‘ a eu de cesse de dire, pendant tout son discours, qu ‘ il comptait sur les parlementaires pour assumer de nouvelles responsabilités.
Sur le fond, les perspectives dessinées par le Président de la République répondent à mon sens aux grands défis de l ‘ après-crise. Il aurait pu finir son discours en disant « au travail ! » parce que nous avons « du pain sur la planche » pour répondre aux préoccupations des Français. Et vous, qu ‘ avez-vous pensé de ce moment ?

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4 commentaires
J’ai en effet pensé que ce moment était historique et que le Président avait usé opportunément de ce nouveau droit qui lui est donné par la Constitution. Je n’ai malheureusement pas pu entendre votre intervention personnelle qui a suivi; mais j’en trouve l’impact dans l’article de Gérard Slama du Figaro de ce jour.
J’ai été particulièrement intéressé par les propos du Président sur l’égalitarisme et la laïcité qui sont des sujets de fond sur lesquels l’opposition a toujours bien du mal à se situer.
Bon courage pour la suite à donner.
Bonjour,
Tout d’abord, merci pour le débat d’hier soir sur l’après crise. Merci également pour les invités de qualités qui sont intervenus, je pense notamment à Anne-Marie Idrac que j’ai trouvé excellente et vous même.
Sinon, pour le discours du Président de la République… Sur la forme, j’ai beaucoup aimé (j’en parle d’ailleurs sur mon blog à travers un petit résumé pour ceux qui auraient manqué cet événement). Sur les grands principes, également. En particulier sur l’égalité et la laïcité. En revanche, pas grand chose sur les moyens qui seront donnés à la France pour imposer son modèle et cette nouvelle mondialisation. Espérons que les choses s’éclaircissent dans les prochains mois.
Abdelkrim.
Suite à votre dernière chronique sur Slate:
Et la compétitivité de la fraise et du melon, Mr Copé?
Au moins, à la différence de Mr Hollande, vous proposez Mr Copé…un catalogue d’idées qui me vont plutôt bien mais un peu deconnectées du quotidien « des français qui n’ont pas le moral ».
Exemple1: Semaine dernière, mon petit panier sous le bras, je m’en vais chercher fruits et légumes. J’achète 500gr de fraises- qui se révélèrent délicieuses- espagnoles à 1,95 euro et un beau melon tout aussi espagnol à 1,50 euro.
Rebelotte ce samedi au même magasin. Les fraises sont devenues françaises à 3,60 euro les 500gr et le melon made in France à 3 euro. C’était courru d’avance, je me passerai de fraises et de melon ce week end !
Alors, on fait comment Mr Copé sur ce coup là pour rétablir la compétitivité de la fraise et du melon français?
Exemple2: Notre identité ? Le port de la burqua, je suis assez d’accord avec vous, cela me gêne tant pour les beaux visages que je ne vois pas que pour la femme emprisonnée. Mais c’est un épi-phénomène qui ne concerne pas grand monde en France. Plus embêtant, au risque de choquer certains slaters (qui s’empresseront à tort de me traiter de raciste), c’est la concentration organisée des populations de couleurs. Avez vous déja pris le métro à Barbès ou St Denis? Vous me suivez ou je vous fait un dessin…L’équipe de France de foot ou de basket, vous me suivez toujours…d’autres exemples ?
Une grande majorité de français ne s’y retrouve plus et n’a plus de repères. Oui notre communauté est fragilisée car, à lui rabâcher que nous étions une population diversifiée, multi-ethniques etc… nombreux sont ceux qui ne savent plus ce que veut dire être français; vous avez raison, il est grand temps « pour les Français de réfléchir ensemble sur le vivre ensemble dans une société moins homogène que par le passé » Mais là encore, concrètement et humainement, Mr Copé, on fait comment ?
Cordialement,
Bonjour,
si la France n’avait pas rallié sans motifs historiquement justifés les rangs de l’OTAN ; si représenter les valeurs du Gaullisme « au centre du Parlement et en dehors » a encore un sens dans cette Union Européenne au bord d’une « moderne route de la soie »; alors oui, Constitution il y a et la prochaine législature restera à droite et la décentralisation au centre !
Très cordialement.