Une journée à l’ouverture du Salon de l’Agriculture
Samedi 27, j’ai passé ma journée à arpenter les stands du Salon de l’Agriculture. On caricature trop souvent cet évènement comme une grande foire un peu folklorique qui aurait pour seul objet de permettre à certains Parisiens de voir de près une vache ou un cochon. Ou comme une nostalgie du temps révolu d’une France entièrement dédiée à l’agriculture !
Le salon de l’agriculture, c’est beaucoup plus que cela. C’est un concentré de la France. Une France des terroirs, des paysages modelés par le travail des agriculteurs depuis des siècles, et aussi une France résolument tournée vers l’avenir pour affronter les défis de l’indépendance et de la sécurité alimentaires dans un monde qui devra augmenter de 70% sa production agricole d’ici 2050 pour nourrir 9 milliards d’habitants!
C ‘ est cette France moderne et ancrée dans L’histoire que j ‘ ai parcourue, du stand de la Seine-et-Marne, où j ‘ ai pu me régaler avec mon ami Christian Jacob, député Maire de Provins, en goûtant le miel, le pain bio, la moutarde et le brie locaux, au stand de l ‘ Aveyron, en compagnie de son député Yves Censi, où j ‘ ai apprécié le roquefort, en passant par le Cantal, les Régions Rhône-Alpes et Centre…
J ‘ ai ensuite pu rencontrer de nombreux dirigeants des organisations agricoles, notamment : Coop de France et Agri confiance pour les coopératives ; les Jeunes Agriculteurs ; l ‘ Assemblée Permanente des Chambres d ‘ Agriculture ; la mutuelle sociale agricole ; la FNSEA et son Président, Jean-Michel le Métayer, avec lequel j ‘ ai pu longuement m ‘ entretenir ; des représentants de la filière laitière particulièrement ébranlée par la crise ; l ‘ INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) etc. Tous m ‘ ont témoigné leur inquiétude, alors que les revenus des agriculteurs français ont chuté de 34% en 2009 après avoir baissé de 20% en 2008. Avec Bruno Le Maire, ministre de l ‘ agriculture qui fait un job formidable pour plaider chaque jour leur cause à Bruxelles, nous leur avons assuré que la majorité est mobilisée pour protéger notre agriculture. Les fruits de la terre ne sont pas des biens comme les autres. C ‘ est pour cela qu ‘ il faut mettre en place une régulation ambitieuse au niveau européen qui permette aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail, qui renouvelle une politique agricole commune ambitieuse basée sur la préférence communautaire, qui mette en place une taxe carbone aux frontières de l ‘ Europe, qui favorise la recherche et l ‘ innovation agricole !
J ‘ ai terminé mon périple du côté des éleveurs. J ‘ ai fait une rencontre forte avec une magnifique vache de Salers. Après quelques instants passés à nous apprivoiser, j ‘ ai pu la caresser tranquillement et lui toucher les cornes. J ‘ espère que ça porte bonheur. En tous cas, nous nous sommes quittés bons amis ! J ‘ ai aussi fait connaissance avec une très belle charolaise que j ‘ ai pu brosser dans le bon sens du poil.
Cette journée n ‘ aurait pas pu s ‘ achever sans un excellent repas au centre d ‘ information des viandes, partagé avec de bons convives, Bernard Martin, ancien président de la Fédération ovine, Jacques Lemaître et Jean-Michel Serres de la fédération porcine, et Pierre Chevalier Président de la fédération bovine.
Cette après-midi au salon a renforcé ma conviction : notre agriculture est notre passé et notre avenir ! C ‘ est aux hommes politiques de tout faire pour sauver cette profession en France.
En photos : au salon de l’agriculture
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