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« Il n’y a pas d’alimentation de qualité sans agriculture et il n’y pas de France sans alimentation de qualité »

« Il n’y a pas d’alimentation de qualité sans agriculture et il n’y pas de France sans alimentation de qualité »

7 milliards d’humains recensés en 2011. 9 milliards dans moins de 40 ans.  Plus que jamais, pour nourrir notre planète, l’agriculture est un enjeu stratégique.
Part de notre identité nationale et de notre patrimoine culturel, l’agriculture française, celle qui a façonné nos territoires, a tous les atouts pour relever ce défi. Pour elle-même mais également pour la planète car la France, dont on connaît le potentiel en la matière, s’est engagée dans des protocoles faisant d’elle un modèle de la sécurité alimentaire.

« Il n’y a pas d’alimentation de qualité sans agriculture et il n’y pas de France sans alimentation de qualité », estime Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, venu conclure, lundi après-midi, un atelier de travail sur l’Agriculture et l’Alimentation dans le cadre de l’élaboration de notre projet présidentiel.

Celui qui est également Délégué général au Projet 2012 de l’UMP a bien entendu les principales « demandes fortes » formulées tant par les intervenants*que les personnes présentes à cet après-midi de travail animé par les députés et secrétaires nationaux chargés de l’Agriculture et des Industries agro-alimentaires, respectivement Antoine Herth et Xavier Breton :
–> la reconnaissance du poids économique de l’agriculture, de sa réalité dans le territoire comme de l’implication, des efforts d’adaptation fournis par les acteurs de la filière agricole et agro-alimentaire dont les jeunes agriculteurs;
–> la stabilité des normes notamment environnementales. « Les investissements demandent des périodes longues. Et il est difficile pour un agriculteur d’investir, d’avoir une vision claire lorsque les règles du jeu changent régulièrement », résume Xavier Breton ;
–> la demande d’une harmonisation des règles européennes dans un souci d’égalité et d’équité.

« Oui, il faut aller vers des règles simples, des règles équitables  et réciproques pour qu’on n’applique pas aux agriculteurs français beaucoup plus que ce qui est demandé aux agriculteurs des autres pays européens », convient Bruno Le Maire voulant chasser un syndrome français : la sur-administration.

La simplification des normes, l’exigence d’une « concurrence juste avec nos partenaires internationaux », l’aide à l’installation des jeunes par le biais d’un Fonds d’épargne font partie des 15 propositions présentées et débattues hier après-midi par l’UMP lors de cet atelier. 15 propositions qui ont pour objectif de conforter l’agriculture française pour être une « force considérable ».

Cette force, la France la possède avec une production agricole au 1er rang de l’Union européenne (18%) et une filière agro-alimentaire, premier secteur industriel français.
Pourtant la France, en 10 ans, a perdu des parts de marché passant de 1er à 4ème pays exportateur mondial malgré la demande des pays émergents, sources d’avenir prometteur pour notre agriculture et notre industrie agro-alimentaire.
« Nous devons améliorer notre compétitivité, renforcer nos entreprises, relancer la production animale, sécuriser l’approvisionnement pour une alimentation sûre et saine », pointe Philippe Rouault, délégué interministériel aux industries agro-alimentaires et à l’agro-industrie plaidant pour une stratégie agricole et industrielle commune « car leur avenir est lié ».

Même analyse de la part de Bruno Le Maire : « l’avenir de la France passe par le renforcement de son agriculture et de son industrie agro-alimentaire. Modernisées, structurées, organisées, elles emportent des parts de marché ».
Observant que l’alimentation de qualité  pour chacun était une préoccupation grandissante et universelle des consommateurs, observant qu’un certain nombre de grands pays  producteurs agricoles (Chine, Etats-Unis, Brésil…) n’avaient pas notre niveau d’exigence en matière de sécurité alimentaire, Bruno Le Maire vise un objectif : «  que la France soit reconnue dans le monde comme un modèle de l’alimentation de qualité ».

Pour conserver cette alimentation de qualité, cette agriculture, il convient, pour Bruno Le Maire, de faire des « choix stratégiques » :

–>  Le choix des hommes et des femmes : défendre les paysans français, matin, midi et soir « car c’est un choix exigeant que de travailler la terre au bénéfice de tous les FR », souligne Bruno Le Maire. Faire le choix de l’installation des jeunes. « Il y a encore un travail important à faire », concède Bruno Le Maire voulant axer également les efforts sur la féminisation ainsi que la formation.

–> Le choix des terres agricoles. « Attention à bien préserver nos terres agricoles », prévient Bruno le Maire prêt à envisager des « moyens coercitifs » pour stopper la spéculation sur les terres agricoles, notamment en périphérie des grandes villes.

–> Le Choix européen. « Parce qu’il n’y a pas d’agriculture française sans Politique agricole commune. Elle permet le soutien quand les choses vont mal. Elle amortit le surcoût lié aux choix environnementaux de l’agriculture durable », note Bruno Le Maire observant qu’ « il se passe quelque chose de très important en France, en Europe et dans le monde : une vraie prise de conscience de la question agricole ».

Cela tombe bien : « La France a cette tradition chevillée à son corps. Et quand on parle agriculture on parle de la France »

* Parmi les intervenants, nous comptions également la présence de : Catherine VAUTRIN, députée et déléguée générale-adjointe aux fédérations; Sophie PRIMAS, sénatrice et secrétaire nationale en charge de l’agriculture périurbaine; Jean-Paul EMORINE, sénateur et de Michel DANTIN, député européen.

Retrouvez le discours de Bruno Le Maire sur Youtube.

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1 Commentaire

Défendre les agriculteurs et les consommateurs ? Ah bon, tant mieux si c’est votre volonté. Mais il faudrait que vous expliquiez en ce cas :
- pourquoi empêcher les agriculteurs de réutiliser leurs propres semences (pour préparer le chemin aux OGM et aux lobbyes qui les mettent sur le marché ?);
- pourquoi ne pas s’opposer aux farines animales que certains voudraient réautoriser (faire consommer du « carnivore » à des herbivores, quelle folie !).

Paroles, paroles et paroles…

13 décembre 2011 at 22 h 39 min
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