L’espace maritime exceptionnel de la France : « un potentiel extraordinaire de croissance et d’emplois »
Quelle stratégie maritime pour la France dans un monde où émergent de nouvelles puissances ? Comment valoriser les ressources de la mer alors que nous sommes toujours plus nombreux sur terre ? Quelles perspectives de croissance et de création d’emplois offrent les activités maritimes d’aujourd’hui et de demain ?
Pour sa seconde réunion thématique de l’année, l’UMP avait choisi, ce jeudi 17 janvier, de débattre sur la vocation maritime de la France.
Et pour ce rendez-vous, la salle de réunion au siège de l’UMP affichait complet autour de Jean-François Copé, Bruno Le Maire, Marie-Luce-Penchard, Michèle Alliot-Marie et de nombreuses personnalités politiques et experts à l’image des navigateurs Catherine Chabaud, Gérard d’Aboville…
Second espace maritime derrière les USA, la France, grâce à ses 11 millions de km2 de la Nouvelle Calédonie aux Antilles en passant par l’océan indien, « tire une partie essentielle de son identité et de sa puissance grâce à la mer », souligne Bruno le Maire. Pêche, ports, construction navale, tourisme, aquaculture, nautisme, industries liées aux énergies renouvelables, recherches sous-marines…, la mer offre aux yeux de Bruno le Maire « un potentiel extraordinaire de croissance et d’emplois » qui correspond en tous points à la conception que notre famille politique se fait d’une France « grande, forte, universelle, qui parle à tous les Etats de la planète ».
« Nous avons des atouts considérables. Et dans ce quinquennat, nous avons fait autant que pendant les cinq dernières décennies. Et pourtant on ne le sait pas assez », tempête le bouillant et passionné Francis Vallat à la tête du Cluster maritime français, association qui met en synergie près de 150 entreprises et fédérations professionnelles du monde maritime en France. Développement des énergies marines (éolien offshore, hydroliennes, houlomoteur, thermique marin), réforme portuaire « qui a amené un climat social apaisé », témoigne Edouard Philippe, le maire du Havre, navire du futur, développement des dessertes fluviales et ferroviaires pour faciliter les transports de marchandises depuis les ports maritimes, l’axe Seine qui portera Paris vers la mer offrant ainsi une opportunité de développement considérable pour la vallée de la Seine et le pays tout entier, mesures de soutien à la pêche, protection de l’environnement, recherches Grenelle de la mer, rénovation de la gouvernance maritime, … Francis Vallat énumère à l’envie les nombreux chantiers conduits par le Gouvernement sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy désireux de réparer « l’oubli trop long qu’a fait la France de sa vocation maritime ».
Et dans cette vocation maritime de la France, l’Outre-mer, qui dispose de 97% des espaces maritimes de la France, offre des promesses importantes de croissance et d’emploi. « La mer n’est pas un espace vide mais un vaste grenier alimentaire, énergétique, cosmétique », souligne Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer. « La mer est l’avenir de l’Homme », poursuit Patrick Boissier, patron de la Direction des Constructions Navales Systèmes et Services (DCNS) lequel observe combien « le monde se maritimise » : progression de l’industrie maritime, du transport maritime (90% du commerce physique mondial transite par les mers et océans), de la construction navale, des activités nouvelles liées aux énergies renouvelables… Et dans toutes ces activités la France est présente, souvent en pointe. Son avenir est au vert « à condition d’améliorer notre compétitivité et que notre pays n’ait pas peur de ruptures comme de construire des centrales nucléaires sous marines», relève Patrick Boissier.
Saisir toutes les opportunités de croissance et d’emplois liées à la mer et à nos atouts maritimes est pour l’UMP un axe majeur d’action « qui permettra à la France de devenir une puissance maritime toujours plus importante », note Jean-François Copé au moment où de nombreux pays émergents, telle la Chine, marquent un intérêt croissant pour la mer.
Raison pour laquelle il est important de développer nos atouts comme les énergies marines promises à un bel avenir (parc éolien offshore, hydroliennes,…) « Il ne faut pas craindre d’être leader mondial. Je veux que nous soyons fiers demain dans ce domaine comme aujourd’hui nous le sommes parmi les leaders incontestés dans l’énergie nucléaire », souligne Jean-François Copé souhaitant également que « nous maintenions une industrie navale d’excellence sur le territoire national ».
Dans les priorités avancées par Jean-François Copé et l’UMP, le soutien au développement de l’Outre-mer est en figure de proue parce que « territoire déterminant de la puissance maritime française ». D’où l‘importance de « mener une réflexion stratégique » sur le positionnement de nos ports d’Outre-mer et de faire de l’Outre-mer « un modèle de développement durable » en s’appuyant sur ses atouts et ses ressources.
Mais au-delà des autres potentiels de développement économique de la France (tourisme, pêche, aquaculture, ostréiculture…), de la préservation de l’environnement « tout cela ne sera possible que si la France est en mesure de garantir l’intégrité de son territoire, que si la France est en mesure d’assurer la défense de sa souveraineté », prévient Jean-François Copé. En clair, « la France doit mettre à la disposition de sa marine nationale les moyens à la hauteur des ambitions qu’elle se fixe ».
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