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Réunion thématique : « Pour un nouveau patriotisme économique »

Réunion thématique : « Pour un nouveau patriotisme économique »

Mondialisation : « La France ne peut se payer le luxe d’avoir un dirigeant inconscient des enjeux du  monde »

A la veille du Sommet de Davos (Suisse) organisé annuellement par le Forum économique mondial, organisation non gouvernementale (ONG)  qui s’est donné pour objectif d’ « améliorer l’état du monde », l’UMP a organisé mercredi matin en son nouveau siège de la rue Vaugirard une réunion thématique  destinée à poursuivre sa réflexion entamée dans le cadre du Projet 2012 sur le rôle de la France et de l’Europe dans la mondialisation et sur l’instauration d’un nouveau patriotisme économique.

Si ce sommet international de Davos permet  de prendre conscience de la réalité du monde d’aujourd’hui, par contraste il montre combien le récent discours franco-français peut être déconnecté de la réalité. « La France a besoin d’une vision et d’un plan stratégiques et ne peut se payer le luxe d’avoir un dirigeant inconscient des réalités des enjeux du  monde d’aujourd’hui et de demain », tance Jean-François Copé.

Visé : François Hollande, le candidat du PS, flattant sur sa gauche les tenants du protectionnisme, ne dénonçant pas les récents propos germanophobes de nombre de ses proches, se délectant des supposées fragilités de notre pays…

« François Hollande oublie que la France, cinquième puissance économique mondiale, est dotée d’atouts merveilleux et extraordinaires », remarque Jean-François Copé pour qui  « jouer sur les peurs à des fins électoralistes »  comme le font François Hollande et Marine Le Pen auraient des « conséquences catastrophiques ».

« On a déjà donné dans le protectionnisme au sortir de la seconde guerre mondiale. Nous avons dressé des frontières qui ont entraîné bien des désillusions » observe Hervé Novelli,  convaincu que le « commerce est la base de la prospérité ». Un commerce qui se porte bien sur toute la planète à l’exception du continent européen. D’où l’importance à ses yeux que la banque européenne d’investissement soit dédiée aux PME européennes, que les programmes de recherche européens soient plus ouverts aux PME . Et qu’en France soit « restaurée une compétitivité mise à mal par de mauvaises décisions », dont celle des 35 heures qui a commencé, dès son application en 2000, « à mettre en difficulté la France ».

« La démondialisation c’est la version moderne du protectionnisme. Et cela finit toujours par des fermetures d’usine, du chômage, des mesures de rétorsion, des escarmouches », poursuit Christian Stoffaes, membre du cercle des Economistes.
« Si la gauche française veut faire replier la France sur elle-même ce sera contre l’intérêt de la France, de l‘Allemagne et de l’Europe toute entière », prévient Andréas Schockenhoff, député allemand et président du groupe d’amitié Allemagne-France au Bundestag.
« Déçu » que les propos germanophobes d’Arnaud Montebourg n’aient pas été condamnés par François Hollande, Andreas Schockenhoff rappelle que les réformes structurelles en Allemagne ont été lancées sous une chancellerie socialiste puis poursuivies actuellement par le parti démocrate chrétien (CDU). Et pointe la naïveté » ainsi que « le manque de fiabilité » de François Hollande voulant « tout renégocier, tout retarder ».

« Soit il est menteur, soit il est incompétent », coupe Jean Léonetti,  ministre en charge des Affaires européennes partageant la « consternation » des dirigeants allemands et ce « mauvais coup qui pourrait être porté à l’Europe toute entière. Personne ne peut se passer de quiconque »ajoute-t-il.

« Si la solution c’est de claquemurer la France on est foutus ! », s’exclame Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, ouvrant les yeux des 400 personnes présentes  sur la réalité d’aujourd’hui : 7 milliards d’individus sur la planète et la moitié de la production mondiale bientôt assurée par les pays émergents.

« Nous n’avons pas d’autre choix que de regarder le monde en face », résume Jérôme Chartier, député et délégué général-adjoint à la formation de l’UMP.

D’où l’importance de tailler une place pour l’Europe et la France. Avec cette volonté de l’Europe, impulsée par Nicolas Sarkozy,  de faire respecter sur notre continent des conditions : la mondialisation plus équilibrée. « Arrêtons la naïveté, l’Europe passoire », appuie  Pierre Lequiller, président de la Commission des  affaires européennes de l’Assemblée nationale. « Il y a des grandes puissances qui ont des pratiques que nous n’avons pas ». En clair : nos normes environnementales, sociales. Et parfois même l’impossibilité pour nos entreprises européennes de concourir à des appels d’offres hors notre continent.

La volonté de notre formation politique est d’installer  la réciprocité comme pierre angulaire de nos échanges commerciaux  entre l’Europe et les autres continents.

« La réciprocité c’est mieux que le protectionnisme », remarque Jean-François Copé  pour qui « aucune grande démarche pour la France ne peut-être sans grande démarche européenne ».

Appelant à « un véritable patriotisme économique «, Jean-François Copé a souligné également les ambitions de notre formation politique détaillé dans le projet 2012 : produire en France, alléger le coût du travail pour créer des emplois, miser sur l’export pour développer nos entreprises, innover pour monter en gamme  sans oublier, à l’image d’EADS (airbus) de construire une véritable politique industrielle européenne.

Autant de pistes qui permettent d’éclairer les Français, d’offrir des perspectives à notre pays dans la mondialisation tout en s’appuyant sur les atouts considérables de la France.

Retrouvez les vidéos sur Youtube.

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1 Commentaire

Bonjour,

Au début de votre article, vous dîtes « La France a besoin d’une vision et d’un plan stratégiques ». C’est tellement vrai ! Mais j’ai pu constater que cette absence de vision et de plan stratégique était la norme dans notre pays, aussi bien dans le monde politique que dans celui de l’entreprise. Je me souviens de mes cours d’histoires post-bac où l’on m’a appris qu’un des plus gros défauts, historiquement, du Français était de penser qu’un produit se vendait nécessairement s’il était de qualité. J’ai bien l’impression qu’un autre de nos gros défauts tient justement dans cette incapacité, en réalité bien souvent un refus, de penser stratégie. Du coup, je suis ravi de lire votre billet.

Comment expliquez-vous cela, dans un pays comme le nôtre où l’on se targue d’être un phare qui rayonne sur le Monde (si vous voyez l’allusion…) ? N’est-ce pas paradoxal ? Je suis très curieux de connaître votre avis sur la question…

2 mars 2012 at 17 h 23 min
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