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Conseil national du 28 janvier : l’ode au courage

Conseil national du 28 janvier : l’ode au courage

A celui qui n’a jamais dénoncé les manquements des responsables des fédérations socialistes des Bouches-du-Rhône, de l’Hérault, du Pas-de-Calais, à celui qui oublie de condamner les propos germanophobes de certains membres de son équipe de campagne, à celui qui est prêt faire rattraper par la République les délinquants mais qui n’a jamais voté une loi garantissant notre pacte républicain, à celui qui ne voit l’avenir de la France que par plus d’impôts et plus d’assistanat, l’UMP  a apporté une vive réplique samedi après-midi.

Une réplique sonore, puissante, massive à l’occasion du Conseil national qui, en dehors de l’adoption du Projet 2012 de l’UMP et la ratification des investitures pour les prochaines législatives a mis en exergue un seul mot : le courage.
« Celui qui n’arrive même pas à négocier avec les écologistes ne peut donner aucune leçon ». La première charge contre le candidat socialiste vient de Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille et par ailleurs président de la commission nationale d’investiture, saluant l’action  « exemplaire, pleine de lucidité et de courage » d’un président de la République « qui n’aura jamais autant réformé, autant affronté de crises et été aussi violemment et injustement attaqué ».

Au moment où notre famille politique est prête à engager la « bataille suprême », Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale encourage chacun à « démonter pièce par pièce un projet que la France ne mérite pas », celui de François Hollande. Un candidat qui n’hésite pas à « pratiquer la politique du coucou, celui qui fait son nid dans celui des autres ».
Il est vrai que longue est la liste de nos réformes sur lesquelles François Hollande ne reviendra pas  alors qu’il les a critiquées et caricaturées depuis 2007 : service minimum, fusion ANPE et UNEDIC, rapprochement police et gendarmerie, carte judiciaire et carte militaire, RSA, revalorisation de 25% de l’allocation adulte handicapé, Grenelle de l’Environnement, loi sur la burqa (que François Hollande n’a pas votée)…

Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, souligne également le contraste entre les réformes courageuses de Nicolas Sarkozy  qui ont permis de protéger les Français et l’absence de réponse du projet de François Hollande face aux défis cruciaux que doivent affronter la France et l’Europe. « Le monde change mais les recettes socialistes restent le mêmes : 35 heures, remise en cause de la réforme des retraite, plus d’impôts, plus d’assistanat », détaille Bernard Accoyer s’étonnant de l’ « absence de prise de risques » du candidat socialiste.

Les 35 heures, la  remise en cause de la réforme des retraites, la retour à l’équilibre du budget repoussé d’une année… Autant d’éléments qui inquiètent Hermann Grohe, secrétaire général du parti chrétien démocrate allemand (CDU). « Ils vont accroître la dette de la France alors que l’urgence est de la juguler, de voter la règle d’or » refusée par le PS français et adoptée Outre-Rhin dans  l’intérêt supérieur de la nation par le parti socialiste allemand (PSD) et la CDU. « Aucune des vagues déclarations n’apporte de réponse aux problèmes urgents de notre époque. Et le cavalier seul d’un pays qui refuserait de faire des réformes importantes affaiblirait sa compétitivité et celle de l’Europe», résume Herman Grohe pour qui l’Allemagne et l’Europe ont besoin d’une France forte avec à sa tête Nicolas Sarkozy, un président « qui a su faire preuve de clairvoyance et de courage ».

Les propositions de François Hollande ? « Ne vous y épuisez pas, le remède est faux car le diagnostic est faux », relève Jean-Pierre Raffarin pour qui la crise que traverse la France a « pris en grande partie racine dans les 35 heures et la retraite à 60 ans ».

« Arrière les doutes, les hésitations, les idées noires ! Place au courage et à l’esprit de conquête », poursuit Bruno Le Maire, délégué général en charge du projet  réprouvant le retour  des « vieilles recettes éculées qui ont intoxiqué notre pays. Nous ne voulons ni le sommeil, ni la servitude mais la liberté et le réveil de la France », clame le ministre de l’Agriculture pour qui le projet de l’UMP, voté à 96% tant par les militants que les cadres du parti, doit servir de base dans la réélection du président de la République. « Notre projet défend l’idée d’une France généreuse . C’est un projet de vérité qui ne trompe pas les Français à l’inverse de celui de François Hollande », souligne Bruno Le Maire.

Si le courage domine l’ensemble des propositions contenues dans notre projet, c’est encore « le courage  qui va nous permettre de surmonter la crise ». Telle est la conviction de Jean-François Copé. A une condition cependant : «  que ceux qui prétendent diriger ce pays dans les années à venir soient aussi courageux que  les Français. Mieux encore, qu’ils montrent le chemin ».
Nicolas Sarkozy a fait ses preuves. Mais qu’en est-il de François Hollande ? Dit-il la vérité au « risque de l’impopularité » ?. Dit-il « non à des alliés électoraux haineux qui veulent brader un à un tous les atouts de la France « ? Dit-il non « à des minorités actives qui n’ont que faire du bien commun ? » Dit-il « non à des lubies d’un autre siècle qui risquent de faire décliner la France » ?

Regarder le monde tel qu’il est, dire la vérité, choisir, prendre des décisions difficiles, quitte à dire non, agir sont, aux yeux de Jean-François Copé, « autant de qualités qui font la force de Nicolas Sarkozy au service de la France ». Mais autant de qualités « qui manquent cruellement à François Hollande » et à sa politique qui se traduirait par « le retour de la paralysie et le triomphe de la démagogie ».

Dans le programme de François Hollande, Jean-François Copé cible « trois fautes irréparables, trois renoncements » :  son absence de vision et de courage qui se traduit par l’absence de stratégie à long terme pour notre pays ; son irresponsabilité financière car pour un retour à l’équilibre des finances publiques -qu’il reporte à 2017- il ne trouve que 20 milliards d’euros pour les 100 nécessaires ; et son « incapacité à apporter des réponses crédibles et courageuse aux préoccupations des  Français ».

« Le projet de François Hollande n’est pas du tout à la hauteur des défis du siècle », estime Jean-François Copé  pourfendant la saillie du candidat Hollande contre l’adversaire qu’est le monde de la finance. « La pire inégalité au cœur de cette crise mondiale », remarque Jean-François Copé, « ce n’est pas le monde de la finance dont on a besoin pour financer les entreprises et les ménages, mais c’est le chômage. Le chômage qui dure. Le chômage qui enferme dans l’assistance ».

Les propositions avancées par François Hollande vont provoquer « une inégalité terrible. Alourdir le coût du travail en supprimant les allégements des charges et en augmentant les cotisations, comme le propose François Hollande, c’est la meilleure façon d’entrainer des délocalisations et du chômage de masse, surtout chez les jeunes et le moins qualifiés ».
Pour notre secrétaire général, les Français auront donc un « choix très clair à poser entre la paralysie et l’action. Entre la résignation et le courage ».

Aux 3 « fautes irréparables » de François Hollande pointées par  Jean-François Copé, François Fillon ajoute 3 « sujets majeurs » oubliés par le candidat PS : l’Europe « dont il semble méconnaître les rouages » ; l’absence de crédibilité sur les déficits car, note François Fillon, « le retour à l’équilibre de nos finances publiques réclame de la franchise, de la ténacité, de la méthode et un sens partagé de l’intérêt  général car l’objectif de désendettement n’ira pas sans efforts ni sacrifices » ; enfin, troisième impasse du candidat Hollande, la croissance.
« Pour relancer notre machine économique, il faut avoir le courage de traiter les questions de fond : la compétitivité des entreprises, la productivité du secteur public et privé, le coût et l’organisation du travail. Dans le projet socialiste aucune mesure n’ose s’attaquer aux véritables problèmes », ajuste le Premier ministre qui, à l’unisson avec Jean-François Copé, ne voit que Nicolas Sarkozy « pour protéger nos intérêts, réformer le pays, fédérer les énergies européennes, convaincre les grands de ce monde. Le rêve socialiste n’est pas ce qu’il faut à la France. En période de crise, c’est la lucidité, le sang froid, le pragmatisme qui comptent ».

Face à la crise, et dans la difficulté, c’est le courage qui donne la force d’agir.

Retrouvez les vidéos sur Youtube.

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3 commentaires

PS grande détresse
Grande détresse au PS pour l’équipe de campagne de François HOLLANDE, après l’enfarinage de la veille où les problèmes de compétence de son directeur de campagne Pierre MOSCOVICI quant à sa sécurité lors des meetings et autres manifestations publiques, voici les difficultés de Martine AUBRY sa conseillère politique : contrevérités hasardeuses lors de son face à face avec un François FILLON fortement crédible et précis dans la défense du bilan de son gouvernement. Malgré ses attaques verbales agressives, François FILLON a pu faire entendre à Martine AUBRY non seulement qu’elle était trahie par sa mémoire mais encore que les propositions constructives qu’elle présentait, étaient déjà validées par lui-même ou en cours de réalisation. Oui le copier/voler finit par se révéler ; pas d’idées, donc on prend sans scrupules celles de ses concurrents. Pas très morale la gauche essoufflée ! Donc pas très honnête non plus ! Mais bon depuis les affaires du Pas de Calais on s’en doutait un peu.
« LA CHUTE DU PS C’EST POUR MAINTENANT »

3 février 2012 at 21 h 06 min

Il est bon de souligner la valeur du mot courage. Car la période n’est pas facile mais on peut en sortir grandi.

10 février 2012 at 12 h 22 min

Bonjour Monsieur COPE,
 » c’est le courage qui donne la force d’agir » dites-vous. Alors pourquoi n’agissez-vous pas pour faire respecter votre engagement de ministre du budget qui consistait à ne pas revenir sur les déductions de frais professionnels pour les salariés qui acceptent un travail à plus de 200 kms de leur domicile ? Manqueriez-vous de courage ? ou est-ce moi qui en ait trop ?
Le courage n’est-il pas de chercher la vérité et de la dire ?
Vous vous ne faites rien alors que c’est vous qui avez pris l’engagement. Bizzarement le Préfet du Pas-de-Calais a accepté de revoir le dossier et maintenant c’est Monsieur Jean Pierre RAFFARIN qui a demandé un nouvel examen par la Direction Générale des Finances Publiques.
Tous les matins, je me regarde dans la glace et je ne sais jamais distingué ma droite de ma gauche. Alors je préfère faire de la vraie politique, celle qui traite les problèmes des gens, plutôt que de faire de la politique politicienne qui ne sert à rien.
Bon courage, Monsieur COPE.

20 février 2012 at 17 h 57 min
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